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Réalité des jeunes travailleuses en Amérique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par JOCA   
13-09-2007
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Jovenes Trabajadoras Sector Informal en Guatemala

Pour préparer l'Échange et le Séminaire de Formation de Jeunes travailleurs/euses de l'Amérique qui sera célébré  du 15 octobre au 07 novembre 2007 aux Cayes -Haïti, la coordination continentale JOCAmérique a élaboré quelques documents de travail pour la participants issus des différents pays de la région.

Pour favoriser le débat et les réflexions, pour recevoir des contributions de différentes personnes et de jeunes travailleurs/euses, nous avons voulu publier sur notre site les analyses faites en vue de préparer la rencontre. Nous placerons d'abord les analyses de chaque secteur et ensuite les documents complets pour l'échange d'informations entre jocistes, amis, anciens et jeunes travailleurs sur le net.

Bonne lecture.

Coordination Continentale JOCA

 

 

Analyse : Les jeunes travailleuses et le monde du travail

 

Le chômage est plus élevé chez les femmes que chez les hommes. En 2004, près de 9,4 millions de femmes des zones urbaines étaient au chômage, c´est à dire 6,8 millions de plus qu´en 1990. Même si le chômage affecte plus les femmes que les hommes, l´augmentation du travail chez les femmes est plus grande que celui des hommes : Entre 1990 et 2004, le taux d´emploi masculin a augmenté de 5,3 à 9,1 %, alors que celui des femmes a augmenté de 6,5 à 13%. 

Selon les dernières études de la OIT, le service domestique, qui représente 15,5% du total de l´emploi féminin du subcontinent est en expansion. « La ségrégation au travail qui oblige les femmes à travailler dans des conditions très difficiles continue d’exister ».

En 2003, près de la moitié des femmes avec un emploi en Amérique Latine travaillait dans le secteur informel. Les inégalités entre hommes et femmes s´aggrave par la discrimination ethnique : un grand nombre de femmes de groupes autochtones et d´origine africaine font face aux désavantages et à plusieurs formes de ségrégation sur le marché du travail. Par exemple, au Brésil, 71% des femmes afro-brésiliennes travaillent dans le secteur informel, une proportion supérieure aux hommes afro-brésiliens (65%), les femmes blanches (61%) et les hommes blancs (48%). Au Guatemala, seulement 10,6% de la population autochtone ont un emploi dans le secteur formel de l´économie en comparation de 31,8% des travailleurs non autochtones.

Cela nous montre clairement, et spécialement pour le cas des jeunes travailleuses, qu’elles sont plus vulnérables. Á cela, il faut ajouter d´autres aspects de discrimination que vivent les femmes, comme l´harcèlement sexuel, psychologique et physique, la possibilité d´être victimes de réseaux et mafias pour tout type de travails sexuels. Egalement, on ne peut nier la discrimination qui existe au niveau culturel, violant les droits fondamentaux des jeunes travailleuses.

Il est nécessaire de faire une mise au point afin de faire face au défi de créer du travail de qualité, d’identifier les opportunités d´emploi qui peuvent bénéficier aux femmes, surtout dans le secteur des services où l´on trouve la majorité de la force de travail féminine.

Les droits les plus souvent violés pour les travailleuses domestiques
- Les jeunes travailleuses n´ont pas accès à l´éducation
- Discrimination de genre (“machisme”) au sein des familles, car souvent le père pense qu´il n´est pas nécessaire que ses filles aillent à l´école.
-  Le salaire n´est pas toujours payé en argent (par exemple : les jeunes qui travaillent en Asuncion et qui étudient… la matricule est payée par l´employeur et ensuite elle est soustraite du salaire).
-  Les travailleuses domestiques ont une journée supérieure à 8 heures de travail par jour.
-  Il n’y a pas de protection sociale : elle n´ont pas de sécurité médicale. En cas de maladie, elles doivent retourner chez elles, elles n’ont pas accès à des vacances ou à des vacances payées (parfois elles sont 2 années sans avoir de vacances).
- Les travailleuses domestiques n´ont pas un traitement égalitaire ni de relations formelles entre l’employeur et l’employée. Dans les familles s’utilisent des expressions comme « marraine » ou « belle fille » de telle façon que les employées abandonnent l´idée de revendiquer leurs droits.
-  Il y a un manque de respect envers les employées domestiques qui sont traitées avec mépris et humiliations. On les appelle « chacha », « Natachas » o « domestique » comme si c´étaient des animaux domestiques dans la maison. Dans d´autres cas, la réalité est déguisée : quelques ménagères sont appelées « assesseurs du ménage ».

Droits violés dans les zones franches
- Horaires nocturnes forcés pour les femmes
- Manque de respect aux lois du travail
- Il n´y a pas de protection sociale
- Si les travailleuses arrivent en retard, la règle est : aucun paiement pour cette journée de travail.
- Il n´y a pas d´eau potable et beaucoup de jeunes travailleuses souffrent de graves problèmes de santé à cause de cela.
- Les syndicats ne sont pas permis dans les usines (car c´est une zone franche). Si les femmes protestent, elles sont licenciées. Pour la direction, cela est comme un jeu car il y a d´autres jeunes à l´attente d´un emploi.
- Il n´y a pas de protection ni sécurité. L´usage de masques est importante mais la direction ne les offre pas. Par conséquent, les jeunes travailleuses ont de graves problèmes de santé due à la poussière des usines.
- Manque de respect de leur dignité: les jeunes ne sont pas appelées par leurs noms mais par un chiffre.


Leonel Poma Huanca, Peruano, miembro del equipo continental JOCA. Análisis elaborado en preparación al Intercambio y Seminario de Formación de Jóvenes trabajadores/as de América que será celebrado de Del 15 de octubre a 07 de noviembre de 2007 en Cayes-Haití.

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